mardi 19 juillet 2011

du temps ... oui mais pour quoi faire ?




Avant je courrais après le temps (bon et après les garçons aussi) maintenant voilà que j’en ai (trop ?) du temps hein - on a jamais assez d’hommes après qui courir … mais c’est une autre histoire

C’est assez étonnant ces corvées qu’on s’invente pour éviter de penser à ce qu’on voudrait vraiment, non ?
Habitués que nous sommes à faire comme les autres.
Ils sont débordés, je suis débordée (enfin moi plus qu’eux, c’est bien connu)

Et bien depuis quelques temps (justement- ah ce style de répétition !), après avoir lu rapidement, en diagonale, vite je veux la recette miracle « la semaine de 4h » de Timothy Ferris, je me suis offerte la semaine de 4 jours (c'est un début).
4 jours au bureau, 1 journée chez moi.
Et il se trouve qu’en m’organisant bien et surtout en arrêtant de prendre des projets supplémentaires parce que « chef, je m’ennuie ! » ou « chef, je veux me faire bien voir » ou « chef, je veux travailler beaucoup comme ça j’ai l’impression d’être trop forte »  ma journée de home office s’est transformée en free office.
C’est à dire, chez moi, en jean et chaussettes troués avec, si je veux, rien à faire. RIEN A FAIRE !

Oh mon dieu l’angoisse !

Rien à faire : le ménage est déjà fait de toute manière je ne salis pas plus qu'un raton laveur ; pas de diner à préparer : Gudule le poisson rouge est nourri aux croquettes et je ne mange que des pousses de salade bio (presque), de toute manière le frigo est vide ; compte tenu de ma tenue vestimentaire ces jours là c’est pas les lessives qui vont m’achever ; j’ai pris une douche et ai les dents propres, me suis aussi curé le nez… j’ai pas la télé et pas vraiment l’intention de zoner devant quelque chose qui bouge trop vite en bouffant du pop corn, et pour l’instant j’ose pas encore trop sortir de chez moi sauf pour aller chez mon docteur du cerveau, mais c'est la prochaine étape. Bref j’ai rien à faire !

Mais nullement l’intention de travailler. 
Ah ?!?

Je me suis donc mise à la pêche aux canards sur internet, mais ça va bien 1h.
J’ai appelé mamie, joué avec Gudule (limité, très), lu 20 pages de lady chatterlay (faudra que je vous en reparle de ce bouquin), fait la sieste …. et pas mal tourné en rond.

Quel luxe d'avoir une journée par semaine pour soi... oui mais pour quoi faire ?

Quand j’étais petite je voulais être championne de ski, ou danseuse étoile, vers 15 ans je voulais être clarinettiste et pilote de chasse, vers 25 ans mère au foyer, vers 30 ans parisienne en pantalon bleu à fumer des clopes et draguer dans des bars et là maintenant j'veux quoi ? ben je veux la même chose qu'à 30 mais en plus  je voudrais écrire un livre.
Oui parce que c’est le truc que je me dis depuis que je suis toute petite :"un jour, quand je serais grande et que j’aurais le temps... j’écrirais un livre … "

Je viens juste de comprendre que ce jour, c’est là maintenant.

1 commentaire:

  1. Ah, moi aussi quand je serai grande je veux être écrivain. Et sage aussi. Mais plus je lis, plus je me dis que non c'est pas la peine que je tente d'encombrer les rayons des libraires. Quand je me compare je me désole. Et puis je m'éclate trop avec certains auteurs, ça me comble. Mais non c'est pas de la fainéantise, c'est juste de la clairvoyance. Et un peu (beaucoup) d'orgueil, car j'aurais du mal à encaisser un refus. Mais ne le dis à personne.

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