samedi 16 juillet 2011

Que c’est dur d’aimer ou les règles d’or de la pêche aux canards


Que c’est dur d’aimer ….enfin de bien aimer.

Non ? vous ne trouvez pas ?


Alors qu’on nous abreuve d’images de coups de foudre, d’attentions romantiques, de connivence sexuelle parfaite et de « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », il se trouve qu’en vrai, le couple « finger in the nose » connais pas. Même si beaucoup vous diront que c’était une évidence, super simple et que ça l’est toujours … je les soupçonne de mentir éhontément… Peut être que c’est juste parce que moi je suis sur le pli. Mais quelque chose me dit que l’amour c’est du boulot.


J’ai 32 ans et suis libre comme un courant d'air, parfois frais, parfois un peu tiédasse.

En province le diagnostic est fatal : « ma vieille t’es foutu, tu dois pas être finie correctement, mais au moins t’auras ta carrière ».

A paris ou dans les grandes métropoles c’est un peu moins dramatique : « y’a encore espoir mais faudrait se mettre au boulot ma vieille. Alors tu t’épiles et tu te bouge la fesse ! »


Ouais mais la chasse au caribou, c’est pas faute d’avoir essayé…

On a d’ailleurs quelques techniques au point : ski hors piste à l’ucpa pour chopper du trappeur, sourire ultrabrite sur internet ou encore petite robe noire pour les afterwork des jeunes cadres dynamiques de la capitale.

Au commencement, fraichement débarquée sur le marché, on a même joué au foot, travaillé dans la moto, déménagé son frère pour admirer ses potes descendre la machine à laver du 5ème étage et pris des cours de cuisine.


J’en ai donc croisé des males, pour sur, et une bonne dizaine d’un peu plus près, cohabité avec deux d’entre eux, pacsé avec un, chaussé du solitaire …. Mais comment dire …. Ça l’a pas fait ?

Non ça l’a pas fait, mais alors pas du tout …..

12 ans que j’essaye et ça le fait toujours pas.


Vous me direz, y’en a qu’essayent toute leur vie et puis y’en a qu’essayent même pas, ou plus du tout.

Mais comment faire, je vous le demande Brigitte ?


D'abord il s'agit de cibler le bon canard. Exit : les boiteux, les qui ont pas quitté le nid, les tombés du nids (en général ils atterrissent mal), les vilains, les qui savent pas voler de leurs propres plumes, les déplumés …bref.


Et ben figurez vous qu’à la pêche aux canards, moi j’assure pas une cahouette !


J’ai un flair digne d’une chauve souris borgne. Je dois pas avoir le bon matos, je sais pas, mais passée l’euphorie de la rencontre et du plaisir de l’hameçonnage, vient la désillusion : le « merde, j’ai encore choppé le coincoin en plastique bleu pourri , celui qui prend l’eau »


Parfois, parce que Neptune était en saturne et que j'avais mes lunettes, j’en attrape un qui flotte un peu mieux que les autres : un homme à l’œil alerte, l’humour en coin, l’humeur joyeuse, qui tient sur 2 jambes et qui ne plie pas au moindre coup de vent.….


Et ce n’est pas suffisant.


Non ?

Non.


Parce qu'il faut encore savoir en prendre soin, essayer de le comprendre et comprendre que lui ne vous comprends pas toujours. Qu’il faudra être patiente, que la base c’est le désir, que le reste viendra ensuite.

Qu’il ne sera pas parfait, que son appart sera sale ou trop rangé, qu’il faudra faire avec les clubs de golf, le ballon de foot ou simplement sa mère (souvent pire).


Comprendre que c’est un chemin à parcourir ensemble, entre deux canards consentants, même si c’est pas toujours sur la même danse.


Sauf que pour l'instant j'ai pas la patience du pêcheur du dimanche.


1 commentaire:

  1. N'oublie pas qu'à 32 ans tu es encore un bébé canard et que tu as le temps de trouver le bon coin-coin (dit la fille qui a rencontré son coin-coin vers cet âge).

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